📢 Shared from Cyberr France Chers membres, En 2025, l'ANSSI a caractérisé 460 événements de sécurité comme…
Maudrux A. — Directeur Général France | Le futur du recrutement | Cyberr.ai
📢 Shared from Cyberr France
Chers membres,
En 2025, l'ANSSI a caractérisé 460 événements de sécurité comme des fuites de données potentielles. Seuls 42 pour cent ont finalement été associés à une fuite avérée. Autrement dit, près de six alertes sur dix relevaient du bluff, de l'exagération ou de données déjà publiques remises en circulation.
Le constat
Le Panorama de la cybermenace 2025 de l'ANSSI dresse un tableau stable en volume mais plus trouble en nature. L'agence a traité 3 586 événements de sécurité, en baisse de 18 pour cent par rapport à 2024, un recul qui s'explique largement par le pic de signalements lié aux Jeux olympiques de Paris. Le nombre d'incidents avérés reste, lui, quasiment identique : 1 366 contre 1 361 un an plus tôt. Côté rançongiciel, 128 compromissions ont été portées à la connaissance de l'agence.
Ce qui change, c'est la mise en scène. Les groupes cybercriminels republient des bases anciennes, présentent des échantillons partiels comme des vols massifs et gonflent artificiellement l'ampleur de leurs attaques. La revendication devient une arme en soi, indépendamment de la réalité technique de l'intrusion.
Pourquoi c'est important
Pour un comité de direction, une revendication non qualifiée coûte cher, même quand elle est fausse. Elle déclenche des heures de cellule de crise, des questions clients, parfois une communication publique prématurée qui crée le préjudice que l'attaque n'avait pas produit. À l'inverse, traiter toute revendication comme du bruit expose à passer à côté des 42 pour cent qui sont réels.
Le sujet est donc un sujet de gouvernance, pas seulement de SOC. Avec NIS2, les délais de notification imposent de décider vite, sur la base d'éléments incomplets. La capacité à qualifier une revendication en quelques heures devient une compétence de direction.
Trois recommandations
1. Formalisez une procédure de qualification de revendication, distincte de votre plan de réponse à incident : qui vérifie l'échantillon, en combien de temps, avec quels journaux, et qui tranche. Objectif réaliste, un premier avis en 24 heures.
2. Préparez à l'avance deux trames de communication, l'une pour une revendication non confirmée, l'autre pour une fuite avérée. Le pire scénario reste le silence prolongé suivi d'un démenti mal calibré.
3. Vérifiez la fraîcheur des données exposées avant de conclure. Un recoupement sur les formats d'identifiants, les empreintes de mots de passe ou les champs obsolètes permet souvent d'identifier un recyclage en moins d'une journée.
👉 Source : https://cyber.gouv.fr/actualites/panorama-de-la-cybermenace-2025/
Et chez vous, qui a le mandat de dire en 24 heures si une revendication est crédible ou non ?
#Cybersécurité #France #ANSSI #RSSI #NIS2 #GestionDeCrise #Cyberr

0 reactions · 0 comments
Topics: #cyberr, #france, #cybers, #nis2, #gestiondecrise, #rssi, #anssi